Tunisie : Plus de films d’auteurs aux Journées cinématographiques de Carthage

Tunisie : Plus de films d’auteurs aux Journées cinématographiques de Carthage

Tapis rouge sur l’avenue Bourguiba en plein centre de . On garde le glamour, mais on revient aux fondamentaux.Selon Néjib Ayed, le du JCC, ces dernières années, le avait un peu perdu de son âme. »L’année passée, on était à 450 films projetés à ce festival. C’est excessif ! » souligne t-il. « Cette année, on en aura 180 seulement. C’est une décision. Choisir les films, choisir la nationalité des films. Choisir les meilleurs films africains, et arabes. C’est le but, » renchérit-il. Néjib Ayed souhaite revenir à une formule où les « blockbusters » (NDLR : films à gros budget potentiellement voués au succès en salles) sont moins programmés pour laisser la place à des films inconnus ou méconnus.

L’ambition principale est de programmer plus de films africains. Selon la direction du festival, par le passé, les œuvres arabes ont trop occupé le terrain. Ça doit changer, et dans le jury on s’en réjouit. Pour l’une de ces membres, Fatou Kiné Sene, ces JCC sont « une agréable occasion pour plus de visibilité du cinéma africain ». Elle y voit une vitrine succeptible de « montrer les capacités des réalisateurs du continent ».

Le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré voit lui, des motifs de satisfaction dans la seule implantation géographique de ce festival. « C’est un sur le sol africain. On ne peut pas dire mieux que ça ! Il est au service, nous le pensons, du cinéma africain. » et de rajouter que ce cinéma doit « à la fois s’inventer dans son expression et aussi trouver les bases de son existence économique. »

Les JCC se distinguent aussi cette année par un grand retour en compétition des films documentaires. À ce titre, « Maman Colonelle » de Dieudonné Hamadi correspond à cet objectif. C’est l’exemple même, de ce que l’édition 2017 du veut promouvoir. Un documentaire congolais qui dresse le portrait d’une mère courage qui lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes. 

Les JCC c’est 200.000 spectateurs en neuf jours seulement. L’immense majorité de l’auditoire a moins de 30 ans.

Parallèlement aux films aboutis, le prévoit aussi un espace consacré aux projets de films africains et arabes encore au stade de . Le « Producers Network » est un espace de visibilité pour les jeunes réalisateurs et producteurs en quête de , et/ou d’un potentiel. Ils peuvent notamment y trouver tout un réseau de distributeurs à même de valoriser leur à l’échelle internationale.

L E S   R É C O M P E N S E S

*LES TANITS*

Tanit d’or pour la meilleure œuvre de long-métrage.

Tanit d’or pour la meilleure œuvre de court-métrage.

Tanit d’or pour la meilleure 1ère œuvre de long-métrage (Prix Tahar Cheriaa).

Tanit d’or pour le meilleur long métrage documentaire.

Tanit d’or pour le meilleur court métrage documentaire. 

Tanit d’argent pour un film de long-métrage.

Tanit d’argent pour un film de court-métrage.

Tanit d’argent pour un film long métrage documentaire.

Tanit d’argent pour un film court métrage documentaire. 

Tanit de bronze pour un film de long-métrage.

Tanit de bronze pour un film de court-métrage.

Tanit de bronze pour un film de long-métrage documentaire.

Tanit de bronze pour un film de court-métrage documentaire

*LES AUTRES PRIX*

Prix du meilleur scénario décerné pour un long métrage participant à la compétition officielle.

Prix d’interprétation décerné à la meilleure comédienne des films participant à la compétition officielle.

Prix d’Interprétation décerné au meilleur comédien des films participants à la compétition officielle.

Prix de la meilleure musique originale.

Prix de la meilleure image.

Prix du meilleur montage.

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