Tunisie: le procès de l’attentat du Bardo renvoyé au 9 janvier

Tunisie: le procès de l’attentat du Bardo renvoyé au 9 janvier

Ce mardi 31 octobre, s’est ouvert à la deuxième audience du de l’attentat au musée du Bardo. En 2015, l’attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique, avait fait 22 morts, dont quatre Français. A la fin de l’audience, le juge a renvoyé le procès au 9 janvier à la demande des avocats de la partie civile. Le procès avait déjà été reporté lors de la première audience en juillet dernier.

L’audience n’aura duré que deux heures, mais c’était enfin l’occasion pour des victimes de voir des prévenus à la barre. Le 18 mars 2015, deux terroristes armés ont tué 21 touristes occidentaux, un policier tunisien et blessé 45 personnes dans l’enceinte du musée.
Sur les 26 accusés, dont quatre sont en liberté, dix-huit étaient présents ce mardi au tribunal de première instance de . Les magistrats ont procédé à une présentation des prévenus qui avaient accepté de se rendre à la barre. Certains refusant de comparaître devant une qu’ils ne reconnaissent pas.
Puis à la demande des accusés et des parties civiles, l’audience a été renvoyée. Les avocats des familles de victimes réclament un accès à l’intégralité du dossier et les moyens d’inclure leurs clients dans le processus judiciaire.
Plusieurs avocats de victimes ou de proches de victimes françaises ont fait le dé à l’image de Me Martin. « On va continuer notre combat d’abord pour obtenir la copie intégrale du dossier que nous n’avons pas. Ensuite, obtenir des autorités françaises une attention particulière pour les victimes qui se sentent complètement désemparées et abandonnées par l’Etat français », assure l’avocat.
Un sentiment d’abandon confirmé par Me Chemla, avocat de 27 des parties civiles. « Il n’y a aucun fonds qui n’a été dégagé ni par l’Etat français ni par l’Etat tunisien à ce jour pour leur permettre de faire face à un déplacement ou aux frais de leur défense », dit-il.
A l’occasion de la visite du Premier ministre français au début du mois, le chef du tunisien avait promis d’associer avant la fin de l’année les victimes françaises au processus judiciaire. La prochaine étape pourrait donc être la mise en place d’un système de vidéoconférence ainsi qu’une invitation aux victimes qui le souhaitent d’être entendues à l’audience.
En , où l’Etat d’urgence est toujours de mise, les accusés encourent la peine de mort même si un moratoire est en place depuis plus de 25 ans dans le pays.

RFI

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