Première déclaration de Seif Eddine Makhlouf après sa libération

Première déclaration de Seif Eddine Makhlouf après sa libération

 

Le député radical et chef du bloc Al Karama, Seif Eddine Makhlouf a indiqué, ce vendredi 17 septembre 2021, dans une première déclaration après sa libération qu’il avait été kidnappé et que son arrestation était un véritable crime.

 

«Je me suis présenté de mon propre gré pour être auditionné. Je n’ai pas volé l’argent des Tunisiens. Je n’ai pas falsifié les résultats des élections et je n’ai pas torturé les Tunisiens. Je suis encore député et ces gens-là vêtus en civils m’ont kidnappé et ont failli me tuer. Je n’étais pas en fuite, mais j’ai respecté les consignes de mon comité de défense qui m’avait recommandé de ne pas comparaitre en ces circonstances », indique Seif Eddine Makhlouf à sa sortie du Tribunal militaire entouré des avocats et de ses sympathisants.

 

Et d’ajouter : « En m’assommant par terre, ma tête s’est cognée contre le trottoir et j’ai failli mourir. Ce qui s’est passé est une atteinte au Tribunal militaire. Cependant, il semble que ce coup d’Etat n’a pour objectif qu’un règlement de comptes personnels. Ce coup d’Etat est illégitime. Nous avons été élus par le peuple et nous le représentons. Comme nous sommes parvenus par les urnes, nous ne pouvons être éjectés que par les mêmes urnes. Les élections sont l’unique moyen de mesurer la popularité. Ce coup d’Etat va échouer dans les plus brefs délais ».

 

Après avoir noté que sa prochaine comparution devant le juge d’instruction était prévue pour le 27 septembre, Seif Eddine Makhlouf a indiqué : « Nous sommes allés à l’aéroport pour défendre une citoyenne victime de la procédure S17, aujourd’hui tous les cadres de l’Etat font l’objet de cette procédure ».

 

Seif Eddine Makhlouf a été arrêté aujourd’hui alors qu’il se rendait au Tribunal militaire pour comparaitre devant le juge d’instruction. Une vidéo a été massivement partagée, montrant son arrestation musclée par des agents civils. En effet, il faisait l’objet d’un mandat d’amener pour son implication dans l’affaire de l’aéroport. Une arrestation qui n’a duré que quelques heures puisque le Tribunal avait décidé sa mise en liberté et programmé une nouvelle date pour son audition. Le mandat d’amener a été, de ce fait, annulé.

 

S.H