Monde arabe: la Tunisie se classe première dans la parité des genres

Monde arabe: la Tunisie se classe première dans la parité des genres

Les inégalités entre les hommes et les se creusent  cette année, après dix ans de progrès constants en matière de parité des genres, souligne le rapport  du Forum économique mondial, WEF. Pour la première fois, en l’espace de dix ans, on note un recul en termes de parité.

Seule l’Islande demeure sur la première marche du podium, qui maintient son classement depuis neuf ans, suivi des autres pays scandinaves comme la Norvège et la Finlande. En revanche, les Etats-Unis perdent 4 places contrairement aux autres pays comme la et le qui avancent vers la parité.

L’année 2017 marque un coup d’arrêt, telle est la conclusion de ce rapport après une décennie de progrès lents  et constants en termes d’ de l’égalité des sexes, puisque l’écart entre les genres à l’échelle du s’est creusé pour la première fois depuis la publication du premier rapport en 2006, révèle le rapport.

Par ailleurs, la se classe au premier rang parmi les pays arabes, en termes d’égalité homme-femme. Il est clair que la performance tunisienne s’est améliorée au cours de l’année écoulée et a amélioré son classement dans l’écart mondial  entre les genres cette année : 117 ème contre 126 en 2016.

Le  fossé qui sépare les hommes et les est analysé à travers quatre éléments:  le du travail, l’éducation, la santé et la . De ce fait, « les domaines où les disparités entre les genres sont les plus difficiles à surmonter concernent l’économie et la santé », alors que le creusement est celui où les inégalités entre les genres  sont les plus criantes et il pourrait mettre 99 ans à se résorber », indique le WEF.

A l’heure actuelle,  l’écart mondial entre les genres atteint les 68%. De ce fait, le rapport note une « détérioration durant les deux dernières années. En 2016, le fossé était de 68.3% et en 2015, 68.1%.

Pour comprendre cet écart, il est important d’en  connaître les indicateurs:  l’éducation, la santé, l’espérance de vie, les opportunités économiques et l’émancipation politique.  En somme, il va falloir attendre “encore 217 ans pour atteindre la parité dans le pilier économique”, pointe le WEF.

Par ailleurs, selon les études menées avec LinkedIn, le rapport constate que les hommes sont sous- représentés dans l’éducation, la santé et le bien-être, tandis que les sont sous-représentées dans l’ingénierie, la fabrication et la construction, ainsi que dans l’information, les communications et la technologie.

Nadia Dejoui

www.leconomistemaghrebin.com