Marzouk : Mon fils de 18 ans et sa mère ont été soumis à une consultation frontalière

Marzouk : Mon fils de 18 ans et sa mère ont été soumis à une consultation frontalière

Le président de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk a déclaré sur les ondes de Shems FM, le 14 septembre 2021, que les déclarations de Walid Hajjem, s’accordent amplement avec la vision primitive du président de la République, écartant de fait les organismes nationaux, les partis politiques et la société civile de toutes décisions.

Mohsen Marzouk a estimé que « depuis le 25 juillet, la communication est interrompue, aucune feuille de route, pas d’alliés. S’isoler politiquement au niveau national et international accélérera l’échec de Kaïs Saïed dans la gestion du pays ».

Il a aussi précisé que les partis politiques disposent d’un rôle important sur la scène politique, et leur exclusion est impossible. « Si vous enfreignez la constitution, l’appui populaire n’est pas suffisant, vous avez besoin des institutions nationales, des partis politiques et de la société civile pour conférer à vos décisions la légitimité recherchée » a-t-il affirmé.

Le président de Machrouû Tounes a indiqué que les erreurs et lacunes cumulées depuis 50 jours, auxquelles s’ajoutent les violations graves des droits de l’Homme, ne serviront que les ennemis du 25 juillet, en indiquant que « le 25 juillet demeurera une opportunité historique pour balayer cette dernière décennie, mais le mystère entourant la présidence ne m’inspire plus confiance ».

« Ainsi, je vous demande de nous annoncer dans votre prochain discours, l’instauration d’un gouvernement de compétences capable de gérer la crise économique, l’explication de votre vision constitutionnelle et l’application des mesures sécuritaires en se référant au pouvoir judiciaire uniquement. Même mon fils âgé de 18 ans et sa mère ont été soumis à une consultation frontalière avant de voyager » a-t-il annoncé en s’adressant directement au président de la République.

Enfin, Mohsen Marzouk a conclu que, seul le dialogue national permettra au président de la République de garantir un cadre constitutionnel et légitime.

 

J.B