La cérémonie d’ouverture des JCC , Promesses d’une édition exceptionnelle

La cérémonie d’ouverture des JCC , Promesses d’une édition exceptionnelle

Joie, émotion émerveillement des retrouvailles, a vécu ce samedi 4 novembre au rythme d’une fête, nécessaire, celle du retour de son de cinéma plus que jamais sudiste, arabe et africain. Malgré les blessures récentes, l’espoir s’impose comme un ultime acte militant. C’est ainsi que les JCC se veulent pour cette 28ème édition »Militante, joyeuse Africaine et Arabe.

Un étincelant tapis passionnément rouge a vu défilé les invités, les acteurs et les étoiles du cinéma tunisien et mondial. Des étoiles qui  ont brillé moins par les robes et bijoux que par les films, les projets et les rêves qu’ils portent pour le cinéma. Des jury composés de grandes pointures arabes africaines et internationales à l’instar de  Michel Khleifi : Président du jury de la compétition des films de fictions court et long métrage cinéaste palestinien du réel et de la mémoire mais aussi Rabia Ben Abdallah, Pablo César ,Mama Keïta, Thierry Michel ,Baba Di ou Tarek Ben Abdallah. Un défilé de stars arabes et tunisiennes, Mouna Nouredine, Raouf Ben Amor,  Dorra Zarrouk de , Amr Waked, Areen Omari et le grand acteur  le syrien Ghassen Massoud.

La cérémonie d’ouverture présentée par Ramzy Malouki, le plus hollywoodien des journalistes cinéma ;une cérémonie rythmée, efficace et émouvante. Le directeur du festival  des JCC Nejib Ayed, malgré ses béquilles, porte haut ses ambitions pour cette session qu’il veut exceptionnelle, authentique et fidèle « au rêve originel des pionniers »

Il s’est attelé a  concilié les fondamentaux du festival à l’esprit et aux exigences de l’époque, et promis des JCC axées sur les trois continents l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine, tout en restant profondément méditerranéennes. Nejib Ayed, réitère comme un vœu de fidélité de renouer avec cet esprit des origines des JCC : Le souffle militant, porteur des causes justes à travers les images et le cinéma  du troisième millénaire. Et c’est le Mohamed Zine el Abidine, qui devant une salle  remplie d’invités; ministres, d’ambassadeurs, d’artistes et cinéphiles de tous bords, a déclaré ouverte la 28ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage.

La cérémonie a été clôturée avec le coup d’envoi de la première projection en première mondiale du film palestinien «Ecrire sur la neige » du réalisateur palestinien Rashid Masharawi.

« Ecrire sur la neige », un huis-clos,  sur les dislocations, les guerres intestines, la difficulté de s’unir et la fêlure interne e la palestinienne. Une fiction de 72mn,  le récit de la négation de l’autre même le plus proche de soi, Il dépeint une société palestinienne déchirée de l’intérieur, et devant faire face à l’éternelle adversité. Un tableau sombre sur l’écran noir du Colisée, mais où l’espoir a sa place, comme toujours au cinéma.

Cette ouverture pleine de promesse laisse place à une semaine très riche, intense en cinéma avec au programme 60 projections par jour, 180 films du entier, 19 premières mondiales, 23 premières arabes, 27 premières africaines et 15 films écrits et réalisés par des femmes pays invités d’honneur, l’, l’ du Sud, la Corée du Sud et l’Argentine…et pour la 78 films dont 10 longs métrages. Un record qui en dit long sur la santé retrouvée du cinéma tunisien.

Cette édition 2017 rendra hommage aux absents, les  hommes et les femmes du cinéma partis cette année comme Ali ben Abdallah, Kalthoum Bornaz, Abdelaziz Frikha, et le critique égyptien Samir Farid mais aussi,  hommage a été également aux  frères Goubantini, dont la salle de  cinéma mythique «Le Colisée» est un des trésors familiaux.

Le , reconquis sera au rendez –vous pour une semaine  où la fiction sera plus qu’un divertissement, un engagement et une valeur ajoutée au réel.

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