JCC 2018 : Nejib Ayed veut donner de la visibilité à l’international pour un « festival africain, arabe et très continental »

JCC 2018 : Nejib Ayed veut donner de la visibilité à l’international pour un « festival africain, arabe et très continental »
“Ce que j’ai envie de faire pour les deux ou trois années à venir, est de faire en sorte qu’il y ait une vraie plateforme cinématographique professionnelle pour tout le monde”, a déclaré Nejib Ayed, Directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2018 dans un point de presse donné mardi, sur le stand de la Tunisie au 71ème Festival de Cannes.

Accompagné par Hichem Belkhamsa et Lamia Guiga, respectivement, directeur artistique et déléguée générale des JCC, Ayed a présenté l’orientation de la 52ème édition des JCC, prévue du 3 au 10 novembre 2018, qui ambitionnent de se positionner à l’international en tant que rendez-vous exceptionnel pour les créateurs et industriels dans le cinéma.

Forum latino-arabe et Carthage pro aux JCC

En l’absence d’une véritable plateforme qui réunit les professionnels de la région africaine et arabe, les JCC se lanceront dans une nouvelle approche ce qui devra aussi favoriser ce choix sera le débarquement à Tunis du Forum latino-arabe.

Habituellement organisé, tous les ans, à Mare Del Palma en Argentine, il sera à partir de cette année, organisé annuellement en alternance, entre la Capitale argentine, Buenos Aires et Tunis.

Les sections de “Carthage Pro”, prévues cette année les 5, 6 et 7 novembre en marge des JCC, figurent dans les priorités du directeur qui dit vouloir “mettre toute notre énergie pour donner à notre festival une dimension encore plus importante et internationale”.

Même si le côté cinéphile demeure assez important aux JCC, la nouvelle orientation mise sur la partie professionnelle qui “doit être beaucoup plus importante que ce qu’elle est aujourd’hui”.

Son objectif est de passer d’un festival “à 80% cinéphile et 20% professionnel pour un festival à 40%c consacré aux professionnels et à l’industrie cinématographique, sans pour autant négliger le côté cinéphile”.

Pour la catégorie Carthage Pro composée de 5 sections, “il y a aura plus de travail sur la section Producers network, en essayant de mieux la développer, à l’instar de ce qui existe dans d’autres festivals comme celui de Cannes”.

Cette section dédiée aux projets en développement ne les a jusque là accompagnés que sur le plan technique, expertise et réseautage qui avait dans un premier stade couvert les projets des réalisateurs, puis ceux des réalisateurs et des producteurs.

“A partir de cette année, il y aura des bourses de développement qui devront permettre aux projets sélectionnés de mieux se positionner et essentiellement chercher des financements “.

La section Takmil sera aussi renforcée surtout que les précédents films passés par Takmil ont eu de la visibilité aussi bien dans les pays respectifs de leurs créateurs que dans de grands festivals internationaux.

Les Carthage Talks qui sont des panels de discussions sur des seuls sujets d’industrie auxquels sont sélectionnés tous les ans deux à trois sujets susceptibles d’intéresser les professionnels du film, à travers la mise en relation des professionnels africains et arabes avec des experts internationaux dans le cinéma.

Il y aura aussi une fixation sur la section Conférences et celle des Masterclass où des jeunes diplômés et ceux encore en formation sont mis en relation avec des experts internationaux dont des réalisateurs, producteurs et critiques, tel qu’à été le cas en 2017 avec l’invitation de deux réalisateurs de grand calibre, le Burkinabé Gaston Caboré et le Japonais Katsuya Tomita.

Cette nouvelle option des JCC, intervient au moment où certains festivals dans la région sont en train de disparaitre de l’agenda cinématographique de cette année, à l’instar du Festival International du film de Dubai (DIFF), devenu un festival biannuel.

Ce que Nejib Ayed “qualifie d’une mauvaise nouvelle pour un festival qui depuis une dizaine d’années a permis aux réalisateurs, producteurs et les professionnels en général d’avoir une plateforme professionnelle et qui n’auront pas d’autres alternatives sur la région, arabe et africaine.

En vue de mettre les JCC sur les rails d’un festival international, mondialement connu, la démarche est de se lancer dans un travail plus intense à partir de cette année, qui sera orienté vers les professionnels et l’industrie cinématographique.

En plus de sa vocation africaine et arabe, les JCC selon Ayed est “un festival du Sud mais qui est essentiellement très continental, qui réunit non seulement l’Afrique et un zest méditerranéen mais aussi l’Asie et l’Amérique latine. “

walid

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