Impact socioéconomique du Covid-19 sur les ménages durant le confinement ciblé: Les lourdes conséquences de l’inactivité

Impact socioéconomique du Covid-19 sur les ménages durant le
confinement ciblé: Les lourdes conséquences de l’inactivité

Plus de la moitié des 40% les plus pauvres ne sont plus en mesure de couvrir leurs charges fixes. 95% des ménages, qui n’arrivent plus à subvenir aux dépenses essentielles, ont déclaré qu’ils ne peuvent plus payer leurs factures, tandis que 10% d’entre eux affirment qu’ils ne sont pas en mesure de payer leur loyer.

L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier les résultats de la deuxième vague de l’ sur l’impact socio-économique du Covid-19 sur les ménages. Cette enquête qui a été menée en collaboration avec la mondiale dans l’objectif d’évaluer les répercussions sociales et économiques du confinement sur les familles tunisiennes a révélé, dans un premier temps, suite à la  première vague qui a été conduite sur la période du 29 avril au 8 mai,  des résultats assez inquiétants.

Pour rappel, on cite principalement le fait que les deux tiers des ménages ont été impactés par le Covid-19 essentiellement par l’ des prix des alimentaires et par la perte d’emploi. Au niveau du marché du travail, seuls 28% des personnes interrogées ont pu poursuivre leur activité.

Marché du travail sensiblement affecté

La deuxième vague de l’enquête a été administrée par téléphone sur la période du 15 au 21 mai dernier, soit durant la première phase du déconfinement auprès du même panel de ménages.  Les résultats ont montré qu’à la sortie du confinement total, le marché du travail continuait à « être sensiblement affecté». En effet, selon les résultats publiés par l’INS, 41% des personnes interrogées lors du deuxième passage de l’enquête ayant été occupés avant le confinement ne travaillaient pas encore, ce qui implique une baisse de 26% pour cette catégorie de personnes par rapport à la période du confinement total.

Parmi les 41% se déclarant en arrêt de travail, plus de 80% citent des raisons directement ou indirectement liées au Covid19. Plus de la moitié des ménages interviewés  souffraient soit d’une baisse soit d’un arrêt de leur revenu au cours des deux semaines précédant l’interview. 90% d’entre eux ont été affectés par la crise soit directement (fermeture de l’entreprise) soit indirectement (pas de clients, transport de marchandises, matières premières).

Quant à la financière des ménages, elle n’a pas évolué (par rapport aux résultats de la première vague) ou s’est, carrément,  dégradée pour la majorité des ménages. En effet, à la sortie du confinement total, plus de la moitié des 40% les plus pauvres— qui d’habitude recourent à l’endettement pour boucler les fins de mois—déclaraient ne plus être en mesure de couvrir leurs charges fixes. Parmi les ménages  qui n’arrivent plus à subvenir aux dépenses essentielles, 95% affirment qu’ils ne peuvent plus payer leurs factures, 37% déclarent ne pas être capables de rembourser leurs dettes ou et  10% n’ont pas été en mesure de payer leur loyer.