Exposition «La géographie de l’intime» au B7L9: Echappée vers l’imaginaire

Exposition «La géographie de l’intime» au B7L9: Echappée
vers l’imaginaire

Du 29 janvier au 7 mars 2021, l’espace B7L9 s’ouvre à de nouvelles expériences artistiques et visuelles distinguées. Une immersion dans «le paraître et le dissimulé» à travers l’exposition «La géographie de l’intime» dans laquelle cinq parcours d’artistes étrangers s’entrecroisent.

«Culture Solidaire», grande exposition collective, a fait vivre l’espace dans des temps scellés par la pandémie de la Covid-19. Les œuvres nous ont fait revivre artistiquement les pénibles ressentis d’une période déstabilisante pour l’humanité. La station d’art de la fondation Kamel-Lazaâr arbore désormais de nouvelles œuvres.

Amina Saoudi Aït Khay (Maroc-Tunisie), Hajra Waheed (Canada), Hanaa Malallah (Iraq), Stéphanie Saadé (Liban) et Shilpa Gupta (Inde) se sont emparées de l’espace afin de présenter leurs œuvres conceptuelles : 5 identités venues de 5 cultures et destinations différentes ont fusionné afin de s’exprimer artistiquement, en chœur et d’une manière universelle. Elles sont femmes, artistes, multilingues, multiculturelles, qui ont, durant leur vie, exploré différents parcours, de plusieurs manières, à travers les lettres, l’histoire, le vécu social et personnel, la poésie. Un travail de mémoire, mais également un effort physique, mental et émotionnel considérable, et qui est mené à bout, au final, comme une ouverture de l’intime sur le monde et sa géographie. L’exposition collective contient métaphores, prône différentes sensibilités, arbore de nouvelles conceptions, inédites, mais surtout énigmatiques : des indices, visibles et invisibles, éclatés ou rassemblés, discrets ou contenant des signaux défileront sous l’œil d’un visiteur curieux de les déchiffrer. Cinq expériences qui racontent la mémoire, le vécu individuel, l’exil, la migration forcée, le calvaire de cinq vies menées différemment et rassemblées dans ce même lieu. Un langage universel commun se forme et s’adresse à l’humain.

Cinq artistes femmes, Amina Saoudi Aït Khay, Hajra Waheed, Hanaa Malallah, Stéphanie Saadé et Shilpa qui interrogent l’espace-temps, les formes, les lieux, les dates-clés, leurs accomplissements, l’histoire et ses aléas. Les couleurs, les techniques, les rythmes de la conceptualisation sont tout aussi importants. Le caractère documentaire se fait sentir et la vidéo transmet de nouvelles émotions : des formes, qui subsistent dans le mouvement et qui sont tantôt imposantes, tantôt microscopiques. Cette exposition collective partage une vision commune, subjective, personnelle : c’est l’identité qui est mise en avant. L’art contemporain qui fait office de miroir, un reflet d’individus, de leurs vies et qui n’agit pas seulement comme une vitrine à œuvres à contempler.