Cyber sécurité : Comment la Tunisie renforce son dispositif

Cyber sécurité : Comment la Tunisie renforce son dispositif

Le benchmark en la matière est plus qu’utile, indispensable. Quelles sont les expériences internationales et quels sont les droits comparés dans le domaine de la cyber sécurité ? Tel est le thème d’une table ronde ouverte jeudi à Tunis à l’initiative de la Présidence de la République en collaboration avec le Centre pour le contrôle démocratique des forces armes (DCAF). Deux jours durant, des experts tunisiens et internationaux s’emploient à partager leur savoir et leur expertise sur un « sujet aussi sensible, compliqué et complexe que la « sécurité de l’espace cybernétique », comme l’a indiqué le contre-amiral Kamel Akrout, Conseiller principal auprès du Président de la République pour la Sûreté nationale, en ouvrant les travaux.

« C’est un espace de paradoxes, en perpétuelle croissance, un espace où il est souvent impossible d’identifier les acteurs qui y opèrent, a-t-il ajouté. On ne sait rien sur eux, ni sur leurs identités, ni sur leurs nationalités, ni le lieu où ils se trouvent. Ils n’ont besoin ni de passeport, ni de visa pour se déplacer d’un pays à un autre. Ils n’ont pas besoin d’autorisation pour entrer dans nos maisons et être parmi nos enfants. Peut-on désormais parler de souveraineté ou même de données personnelles ? Toutes ces réflexions et questions ainsi bien d’autres seront au cœur de nos échanges. »

Les experts internationaux sont venus de nombreux pays : France, Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne, Macédoine, etc. Parmi eux figurent notamment, Junior de Fabribeckers, Lt-Colonel de l’Armée de terre (Belgique), Franck Dumortier, Chercheur senior et maître de conférences à l’université de Namur et au CRIDS (Belgique), Kavé Salamatian, Professeur à l’Université de Savoie – Mont Blanc (France), Colonel Cyril Cuvillier, Sous – directeur adjoint relations extérieures et coordination au sein de l’ANSSI (France), Sébastien Laurent, Professeur à l’Université de Bordeaux (France), Franck Dumortier, Chercheur senior et maître de conférences à l’université de Namur et au CRIDS (Belgique), Guy Rapaille, Président du Comité R (Belgique), Manuel R. Torres Soriano, Professeur à l’Université Pablo de Olavide (Espagne), Metodi Hadјi-Janev, Professeur de droit à l’Académie militaire de Skopje (Macédoine), Holger Spohn, Expert auprès de l’OTAN (Allemagne) et Jean-Luc Beuchat, Expert en sécurité informatique, ELCA (Suisse).

Du côté tunisien, nombre d’experts, chercheurs et représentants de divers ministères concernés, notamment Jamel Zenkri, Directeur Général de l’Agence Technique des Télécommunications participent aux travaux.

Les questions à l’ordre du jour sont pertinentes :

Si c’est la première fois qu’une table ronde de cette envergure est organisée en Tunisie, la Présidence de la République n’est pas à sa première action conjointe menée avec le DCAF. Cette table ronde est en effet la 4e dans une série de trois autres précédentes. Depuis 2016 trois séminaires, le premier sur « la réforme des services de renseignement » le 24 février 2016, le deuxième sur « l’accès à l’information : droit et expériences comparées » les 7 et 8 novembre 2016 et le troisième sur « les lois qui régissent le renseignement : droits comparés », les 26 et 27 avril 2017 ont été tenus, aboutissant à des échanges féconds.

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