BNA 2019 : Autant de défis que d’acquis !

BNA 2019 : Autant de défis que d’acquis !
Les de la Banque nationale agricole se sont nettement améliorés en 2019, par comparaison avec les résultats de 2018, avec une augmentation d’une valeur de 8,5 milliards de dinars et une évolution de 9%.

La BNA a, encore une fois, réussi ses pour l’année écoulée. Cette persévérance revient, notamment, à la pertinence du Plan d’action, lancé en 2015, et via lequel une panoplie d’objectifs et de défis ont été fixés conformément aux exigences du marché financier et monétaire, d’une part, et aux perspectives de la première banque publique en , d’autre part. D’autant plus que la BNA bénéficie d’une assise financière assez solide car appuyée par une croissance bénéficiaire et une recapitalisation assidues.

Aussi, la BNA, et selon les données publiées par «  Valeurs : la Maison de l’épargnant », détient-elle des niveaux de solvabilité inégalés sur le marché, et ce, en dépit de deux défaillances qui demeurent redoutables, à savoir un portefeuille vulnérable et une liquidité nettement inférieure aux exigences de la concurrence ; deux points de faiblesse auxquels s’ajoutent les conséquences financières et économiques du Covid-19.

En effet, les de la banque se sont nettement améliorés en 2019, en comparaison avec les résultats de 2018, soit une augmentation d’une valeur de 8,5 milliards de dinars et une évolution de 9%. Cette appréciation revient, d’ailleurs, à l’option de la banque pour les dépôts à terme, lesquels ont connu une recrudescence de 18%. D’un autre côté, la BNA occupe une place de choix sur l’échelle des bailleurs de fonds à travers la hausse des octroyés et dont la part du marché s’élève à 15,3%. La BNA doit cette croissance à la levée de fonds propres qui lui a permis d’étoffer son budget de 167 MDT supplémentaires.

Sur le plan commercial, la banque a su parier sur les sécurisés car non concernés par la conjoncture. Mais son ratio de transformation global a, tout de même, été ébranlé mais sans pour autant ralentir sa croissance, laquelle a gagné 3 points de pour atteindre les 114% ; un indicateur qui place la BNA en deuxième position sur ce niveau. S’agissant du PNB, la banque a réussi à enregistrer une de l’ordre de 18%, soit d’une valeur de 654 MDT, ce qui lui a permis d’absorber l’augmentation des frais généraux dont la valeur s’élève à 290 MDT.

L’impératif d’un taux de provisionnement de 70% !

Cela dit, la BNA doit, désormais, fournir plus d’effort dans l’optique de hisser son ratio de couverture de la masse salariale par commissions, lequel reste nettement en deçà des normes en vigueur. La fragilité de la qualité du portefeuille de la banque est considérée, aussi, comme une lacune à combler quitte à sacrifier ses bénéfices, deux années durant, pour atteindre cet objectif et enregistrer un de provisionnement de 70%. Le bénéfice individuel a connu, quant à lui, un véritable saut de 24%, soit d’une valeur de 190,6 MDT.

La BNA a le droit d’afficher sa fierté grâce à un niveau de solvabilité des plus élevés. En 2019, ce se traduit par un ratio Tier 1 de l’ordre de 18,2% et par un ratio Tier 2 de l’ordre de 14,4% ; des taux considérés comme historiques pour la BNA et qui équivalent quasiment au double des exigences du marché.

En dépit de son élan, la BNA, et à l’instar de la majorité des institutions bancaires, n’aurait d’autres choix que de limiter ses ambitions pour la période 2020/ 2021, et ce, en conséquence aux répercussions économiques, financières et budgétaires du Covid-19. Tunisie Valeurs estime, d’ailleurs, que «le résultat net par le groupe devrait quasiment stagner à 228 MDt», et ce, pour l’année en cours. Quant à 2021, «il devrait régresser de 14%, soit à 195 MDT». Cela dit, et pour ce qui est du management, des efforts seront menés pour réussir le plan de restructuration.